Saint Georges Nigremont 23.

Publié le par Tienouz, un ptit coin en limousin


Cette semaine sera consacrée a un tout petit village de la haute marche en creuse, Saint George Nigremont. C'est ici qu' avec Norbert nous nous étions retrouvés en aout.

 

 

Un centre politico-religieux influent au Haut Moyen Age
La paroisse de Saint-Georges Nigremont semble, si l’on s’en réfère à Grégoire de Tours, avoir été fondée au VIème siècle, autour d’un petit oratoire en bois édifié par des moines-ermites, et consacré à la vénération des reliques de Saint- Georges .
Du VIème au XIème siècle, la paroisse connaît son âge d’or sous les Carolingiens en devenant un centre politico-religieux, une vicairie. Le « pagus Nigremontensis » s’étend alors jusqu’à Crocq et Auzances à l’Est, Saint-Martin le Château et Bussière Saint-Georges à l’Ouest .

 

Une place fortifiée pendant la guerre de Cent ans

Site naturel et précoce de surveillance, le Nigremont est alors fortifié par l’édification d’une petite forteresse jouxtant l’église.
Mais, à l’image du Comté de la Marche tombé dans le domaine Plantagenêt, la paroisse subit l’occupation anglaise, les dévastations, le rigandage des Grandes Compagnies, qui contribuent à son déclin.

En 1457, le château, déjà en partie détruit, appartient aux  sires de Montvert. Ce sont les plus anciens châtelains connus.
En 1516, la famille de Lestrange de Magnat leur succède, puis vend une partie de son domaine de Saint- Georges  à Antoine Ruyneau de Felletin en 1683. L’emplacement sera finalement racheté par la cure de Saint-Georges en 1740.

 

Un lent et inexorable déclin à l'époque contemporaine

La commune de Saint-Georges Nigremont comptait 1772 habitants en 1851.

Les migrations saisonnières étaient pratiquées depuis le XVIIème siècle, mais elles s’intensifièrent au XIXème siècle : les tailleurs de pierre, les maçons, les scieurs, les charpentiers, les tuiliers, partirent massivement vers les chantiers lyonnais et parisiens. 37% de la population active du canton de Crocq pour la seule année 1860 !  Ces migrations prirent peu à peu un caractère définitif.

En 1883 un événement politique affaiblit d'autre part la commune : le « bourg » de Pontcharraud et 13 villages se séparèrent de Saint-Georges et s'érigèrent en commune.

En 1906, Saint-Georges comptait encore 706 habitants. La population actuelle s'est stabilisée à 169 habitants.

 

 

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Publié dans limousin

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K


Bsr TIenouz, toujours le talent et la passion dans tes photos , avec une lumière en plus.. Je suis ravie de recevoir des nvelles positives, il faut laisser du temps au temps.. Je suis un
peu moins sur les blogs car je dois reposer mes yeux qui souffrent  pas mal sur l'écran.Mais quand je passe ici, en plus j'apprends sur une région que je ne connais pas du
tout.



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B


c'est magnifique ,c'est  une écriture en hébreu sur les portes !!


j'aime beaucoup les deux photos une en oir et blanc et l'autre couleur



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E


un peu de mystère avec ces portes et ces heurtoirs


secrets gardés


bonne soirée






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N


Bonsoir Etienne, je refais un peu surface mon ami... Je ne sais pas pourquoi, mais il y a là des clichés qui me parlent... lol aurais je été par là dans une autre vie ?  Amitiés...



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S


Même si tu es très occupé, je suis heureuse que tu continues à t'attarder sur ces petits riens qui font notre vie, notre quotidien.


Amicalement



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