Le pont du diable, Montoulieu 09

Publié le par Tienouz, un ptit coin en limousin

Nous voici de retour à Montoulieu pour découvrir le magnifique pont dit "du diable" en fait un pont moulin.

 

Voici son historique.

Pendant très longtemps, les origines de ce pont sont tombées dans l'oubli, au point que la légende a pris le dessus. La signalisation routière mentionnait « Pont du Diable, XIIIe siècle ». Le pont était décrit comme un ouvrage fortifié médiéval, mais il ne figurait sur aucune carte ancienne, ni celle de Cassini, ni les cartes d’état-major du XIXe siècle. Il ne se situe sur aucun chemin d'importance. Les ruines de la bâtisse sur l'un de ses côtés sont les vestiges d'un moulin d’un type particulier. Le pont est soutenu par quatre arches, deux bien visibles sur le cours de l'Ariège, et deux autres comprises dans la bâtisse accolée.

En réalité, le pont a été construit en 1836 par un entrepreneur local, Adolphe Garrigou, pour son beau-frère, le polytechnicien Léo Lamarque (30 août 1808-Alger, 29 juillet 1849). Lamarque avait travaillé avec Jean-Victor Poncelet, le « pape de l’hydraulique », et il expérimenta en ce lieu une roue hydraulique de son invention : une roue fixée à l’extrémité d’un long axe, qui plongeait directement dans le tourbillon de la rivière entre les deux arches principales du pont ; ce qui explique l’absence de canal d’amenée et des installations traditionnelles d’un moulin.

 

 

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Et evidement un tel pont ne peut pas avoir de légende qui ne lui soit rattachée.

 

 

 

Il y a très longtemps, deux villages, Ginabat et Montoulieu, près de Foix dans l'Ariège, se trouvait bien isolés car, dans ces montagnes des abords des Pyrénées, traverser la rivière est difficile et dangereux à cause de ses gouffres et ses tourbillons. Donc, aller se ravitailler ou commercer aux foires de Foix et des environs, demandait de longues heures de marche périlleuses à travers la forêt.

Un jour, un habitant, ne sachant plus que faire pour remédier à cette situation, appela le Diable. Il lui demanda de construire un pont, car tous les habitants, démunis, ne pouvaient le faire par eux même. Le Diable accepta mais, bien sûr, demanda à être payé, en retour. "Je construirai un pont mais en échange je veux l'âme du premier qui le traversera". Le marché fut conclu.

En une nuit, le Diable construisit le pont et au matin attendit. Mais les habitants des deux villages, connaissant le pacte, ne se risquait à traverser, quand celui qui avait négocié avec le malin arriva et à la surprise de tout le monde fit traverser un chat.

Le Diable, fou de rage d'avoir été ainsi berné, s'agita tant et tant qu'il tomba dans la rivière et disparut. Les curés des villages eurent vite fait de bénir le pont et chacun put alors traverser à sa guise.

"Tel est pris qui croyait prendre."

 


Publié dans ailleur et la bas

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A

Saut du diable, pont du diable... Il en a cronstruit des ponts le bougre ! Est-ce pour la même raison partout ? Bonne soirée 
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K

j'aime beaucoup ce pont et son histoire


bonne soirée
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A

Bonsoir Etienne - Non pas encore dans les préparatifs de départ mais ça ne va pas tarder.


Je vais plaisanter ... t'es vraiment sexiste -- pourquoi mets-tu, dans l'intro, les photos des oiseaux mâles 2 fois plus importantes que celles des femmelles.


Je suis choqué


Allez, sans rancune, c'est pour rire - Amicalement
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D

bonjour! ... à malin... malin et demi...!  superbe!  très belles images, et intéressantes explications...! bonne journée, à bientot,
daniel!
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B

moi j'adore ces photos,qui sont d'une grande beauté
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